Recherche

Si la partie la plus médiatisée des recherches en chimie concerne aujourd’hui la production et le stockage de l’énergie, la valorisation de la biomasse et du CO2, ou la conception de nouveaux outils pour la santé et l’environnement, une forte activité exploratoire assure la découverte des concepts et des domaines susceptibles d’alimenter les applications de demain.

Actualités des laboratoires de l'INC

Nouvelles publications scientifiques, créations de laboratoires, annonces de prix, brevets... Retrouvez des informations issues des laboratoires de l'Institut de chimie, complémentaires des communiqués de presse.

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Energie, matériaux, environnement, santé : les défis de la chimie

Dans les domaines de l’énergie, des matériaux, de l’environnement et de la santé, l’INC favorise l'avancement de la recherche sous tous ses aspects, à l’interface de toutes les disciplines.

De la recherche fondamentale aux procédés industriels

Les travaux des laboratoires de l’INC font le lien entre modélisation et synthèse de composés, recherche fondamentale et procédés industriels, atome et matériaux. Les résultats impactent directement la société et font l’objet d’applications concrètes dans de multiples secteurs : transports, BTP, électronique, pharmacie, cosmétique… L’INC soutient en parallèle la recherche exploratoire qui fait émerger de nouvelles problématiques et des découvertes disruptives.

Répondre aux problématiques de société

Les énergies renouvelables

Les laboratoires de chimie réfléchissent aux concepts et technologies qui permettent à la fois la production et le stockage des énergies renouvelables : cellules photovoltaïques et solaires, batteries et super-condensateurs, hydrogène comme nouveau carburant, valorisation de la biomasse, etc.

Les matériaux et l’électronique

La chimie intervient dans l'élaboration de nanomatériaux et leur transformation en composants pour la micro-électronique dans le but d’optimiser la production et de limiter les déchets. L'INC fait notamment avancer la recherche sur les polymères conducteurs et les dispositifs électroniques flexibles.

Les processus éco-responsables

L'INC participe à la mise au point de cycles chimiques vertueux et écologiques à travers la « chimie verte », les processus à faible impact, la chimie bio-inspirée, la gestion des déchets et des cycles de vie, ou encore les dispositifs micro-fluidiques.

La santé

La chimie thérapeutique contribue à l’élaboration de nouveaux traitements (par exemple contre le cancer ou la maladie d'Alzheimer), d’agents de contraste IRM, mais aussi de matériaux pour les implants et les greffes.

Une approche interdisciplinaire

Le CNRS a créé une Mission pour l’interdisciplinarité (MI) dont le rôle est de renforcer les liens et les coopérations entre disciplines. Cette approche favorise l'émergence de nouveaux concepts et de nouvelles méthodologies entre la chimie et principalement la biologie, la physique, l'écologie, l'ingénierie, les sciences sociales … Manipulant la matière, les chimistes travaillent naturellement avec toutes ces disciplines.

Une recherche de haut niveau

Les personnels des laboratoires de l’INC sont les ambassadeurs de la chimie française qu’ils font rayonner sur la scène internationale. Leurs propositions de projets et de publications sont quotidiennement évaluées au meilleur niveau par leurs pairs.

 

La part des publications des laboratoires de chimie liés au CNRS et leur impact dans la production scientifique française dans le domaine des sciences de la matière et de la vie compte pour 80 %.
Jacques Maddaluno, Directeur de l’INC

Des chercheurs internationalement reconnus

Les chercheurs des laboratoires de l’INC sont régulièrement distingués par de grands prix, aussi bien en recherche fondamentale qu’en recherche appliquée.

 

Quatre prix Nobel de chimie (depuis 1987)

  • Jean-Pierre Sauvage (2016)
  • Martin Karplus (2013)
  • Yves Chauvin (2005)
  • Jean-Marie Lehn (1987)

 

Innovation : quelques lauréats

  • Jean-Marie Tarrascon (médaille de l’iInnovation CNRS et Samson Award  2017)
  • Cathy Vix (médaille de l’iInnovation CNRS 2016)
  • Gilles Gosselin (prix du Chercheur européen 2012)

 

(source DASTRE – CNRS 2014-2015)

Des compétences et des équipements mutualisés

Les différentes communautés scientifiques peuvent partager leurs savoirs, compétences et équipements à travers des réseaux et des infrastructures de recherche. L’INC pilote ou contribue à ces outils tant au niveau national qu’international.

RS2E

Soutenu par le ministère de lʼEnseignement supérieur, de la Recherche et de lʼInnovation, l'INC a déployé en 2011 le réseau de recherche RS2E, consacré aux technologies de stockage électrochimique de l'énergie : batteries rechargeables, supercondensateurs, etc. Le réseaux RS2E rassemble à ce jour 17 unités de recherche de l'INC, 15 partenaires industriels et 3 établissements publics (dont le CEA).

Increase

Le réseau Increase, lancé en mai 2016 avec la région Nouvelle-Aquitaine, est dédié à la chimie verte : éco-conception, ressources renouvelables, etc. Il réunit près de 200 chercheurs issus de 8 laboratoires de recherche ainsi que des industriels de la chimie.

FedPV

La fédération sur le photovoltaïque FedPV rassemble 5 laboratoires. Elle a pour objectif d'assurer la coordination de l'activité de R&D sur l'énergie photovoltaïque en France.

La chimiothèque nationale

La chimiothèque nationale, créée à l’initiative de l’INC en 2003, offre une collection de 45 000 échantillons de produits naturels ou de synthèse originaux, issus des laboratoires d’une soixantaine d’établissements de recherche publique français. Ces échantillons sont mis à disposition des équipes scientifiques publiques ou privées désireuses d’évaluer de nouvelles molécules lors de tests biologiques spécifiques.

Des infrastructures de recherche exceptionnelles

L’INC représente le CNRS au sein de très grandes infrastructures de recherche (TGIR) et pilote certaines infrastructures de recherche (IR). Elles sont dotées d’équipements exceptionnels, généralement coûteux et nécessitant une expertise scientifique et technique pointue. Ces infrastructures bénéficient à différentes communautés scientifiques.

Quatre réseaux nationaux d’instruments d’analyse et de caractérisation

Le CNRS a créé quatre infrastructures de recherche en techniques analytiques. Leur pilotage par l’organisme – via l’INC – en lien avec ses partenaires académiques, apporte à ces réseaux, dont les sites sont répartis sur tout le territoire, une cohérence et une visibilité nationales.

Résonance magnétique nucléaire à très hauts champs (RMN – THC)

Cette infrastructure de recherche est composée de spectromètres de RMN à très hauts champs localisés dans sept laboratoires. À l’origine du premier spectromètre 1 GHz en Europe – encore à ce jour le plus performant au monde –, elle pilote actuellement le déploiement d’ici 2020, à Lille, d’un spectromètre de ’1,2 GHz, qui lui permettra de se maintenir au premier plan mondial. Cette IR contribue fortement aux avancées de la recherche en matière de santé, d’environnement, mais aussi d’information et de nanotechnologies. Elle est impliquée dans des partenariats avec des pôles de compétitivité comme Elastopôle, Cosmetic Valley et Maud, ainsi qu’avec des instituts Carnot et des industriels (Michelin, Alcan, Cephalon…).

REseau NAtional de Résonance paramagnétique électronique interDisciplinaire (Renard)

Cette infrastructure de recherche, qui repose sur une technique cousine de la RMN, met en réseau les équipements de résonance paramagnétique électronique avancée (imagerie, RPE pulsée, etc.) des laboratoires français et les équipes expertes de cette technique pour accueillir les utilisateurs. Les recherches conduites au sein de cette IR permettent l’étude de systèmes complexes (matériaux, milieux, systèmes biomoléculaires, roches et milieux naturels, etc.) dans les domaines de l’énergie, de l’environnement, du vivant, de la santé, des TIC, mais aussi celui du patrimoine culturel. Outre leur ouverture académique, les plateformes de l’IR ont noué des liens avec des industriels tels que Total, Hutchinson, Sanofi, L’Oréal et entretiennent collaborations avec le Cnes et l’IRSN.

Réseau national de spectrométrie de masse FT-ICR à très haut champ (FT-ICR)

Les champs magnétiques élevés que génèrent les instruments à disposition permettent aux utilisateurs de mesurer les masses moléculaires à très haute résolution. Grâce à cette IR, les utilisateurs peuvent étudier des mélanges complexes, par exemple dans les domaines du pétrole, de l’environnement, de la métabolomique ou de l’imagerie moléculaire, mais également des échantillons rares ou uniques, comme des matériaux du patrimoine culturel. Les sites de l’IR ont conclu des collaborations industrielles avec des entreprises comme Total, EDF, Véolia, Sanofi, etc. Par ailleurs, l’IR est impliquée dans des projets régionaux comme le projet Verbilor (Valorisation énergétique en réacteur haute température de la biomasse en Lorraine) à Metz ou l’iInstitut de transition énergétique IfmasFMAS (Institut français des matériaux écosourcés) à Lille. Deux sites de l’IR sont à l’origine de la création d’un réseau européen de plateformes de spectrométrie de masse, calqué sur le modèle français et piloté par la France.

ChemBioFrance, pour la découverte de molécules bioactives

chembio

L’infrastructure de recherche ChemBioFrance offre des technologies modernes de découverte de molécules biologiquement actives pour comprendre le vivant, soigner les pathologies orphelines, rares ou émergentes, cibler les phénomènes de résistance et pour adresser la question de la qualité de la vie tout au long de l’existence.

ChemBioFrance appuie ses services sur quatre piliers : 

  • La chimiothèque nationale, un ensemble de plus de 70.000 molécules et 15.000 extraits naturels, constituée par les laboratoires publics et certifiée iso 9001 pour la gestion et la distribution « à façon » des molécules aux utilisateurs,
     
  • Un réseau de chémoinformatique distribué sur 6 sites (Strasbourg, Nice, Marseille, Montpellier, Orléans, Paris), spécialisé dans i) la modélisation des molécules chimiques et de leur propriétés physiques et biologiques, ainsi que ii) dans le criblage virtuel
  • Un réseau de 6 plateformes de criblage (Strasbourg, Roscoff, Paris, Grenoble, Marseille, Montpellier, Lille) toutes labélisées et capables de couvrir l’ensembles des technologies de découverte de molécules bioactives,
  • Un réseau de plateformes d’ADME toxicologie (Strasbourg, Lille, Saclay) qui réalise des études d’absorption, de distribution, de métabolisme/élimination et de toxicologie des nouvelles molécules.

Cet ensemble est accessible aux chercheurs des secteurs public et privé soit sous forme de prestations de services soit sous forme de prestations de collaborations.

Les communautés de chimistes sont également largement utilisatrices des plateformes du réseau de microscopie électronique et sonde atomique (Metsa), piloté par l’Institut de physique du CNRS, et du réseau d’accélérateurs pour les études des matériaux sous irradiation (Emir) piloté par l’Institut national de physique nucléaire et de physique des particules (IN2P3) du CNRS.

Étroitement liées, ces infrastructures de recherche fournissent un continuum de techniques de caractérisation de haute performance très complémentaires aux utilisateurs de communautés scientifiques variées : biologistes, physiciens, chimistes, chercheurs en sciences de l’environnement, etc.

La science ouverte au CNRS

Le mouvement international pour la science ouverte, initié il y a plus de 30 ans, connaît un développement sans précédent depuis que le web l’a rendu possible à une échelle globale avec des coûts raisonnables. La diffusion de la production scientifique sur internet, son identification et son archivage lèvent les barrières de l’accès pérenne sans remettre en cause, ni la protection des données personnelles, ni la protection de la propriété intellectuelle. Il s’agit d’être « ouvert autant que possible, fermé autant que nécessaire ». La science ouverte ne favorise pas seulement une approche transversale du partage des résultats de la science. En ouvrant les données, les processus, les codes, les méthodes ou encore les protocoles, elle offre aussi une nouvelle façon de faire de la science.

La mise en oeuvre de la feuille de route du CNRS pour la science ouverte présentée a l’ambition d’accélérer le processus vers la science ouverte en s’appuyant sur des actions concrètes.

Comité d’éthique du CNRS

Le Comité d’éthique du CNRS (COMETS) est une instance consultative et indépendante dont les avis sont publics.

Créé en 1994, le Comité d’éthique du CNRS (COMETS) est une instance consultative et indépendante dont les avis sont publics. Placé auprès du Conseil d’administration du CNRS, le COMETS traite des questions dont le saisissent le Conseil d’administration, le Conseil scientifique ou le Directeur général du CNRS. Il a en outre la faculté d’autosaisine. Son indépendance lui permet d’aborder librement la portée éthique des grands enjeux impliquant la recherche.

 

Missions du COMETS

 

Le COMETS engage des réflexions sur les questions éthiques générales suscitées par la pratique de la recherche et liées : 1. aux conséquences sociales et morales du développement des sciences et de leurs applications pratiques, 2. aux principes qui régissent les comportements individuels des chercheurs et le fonctionnement des instances du CNRS 3. à l’exercice de la science elle-même.

À l’issue de ces réflexions, il appartient au COMETS, de formuler des recommandations relatives à la définition, à la justification et à l’application de règles relatives à l’éthique et à la déontologie de la recherche. Par ses avis et les actions de formation qu’il mène ou auxquelles il participe, le COMETS attire l’attention des personnels de recherche et de direction sur les dimensions éthiques et sociétales de toute recherche. Ce faisant, il vise à éclairer l’exercice de la liberté de recherche en regard des devoirs et responsabilités que ces personnels ont vis-à-vis du CNRS et plus généralement de la société.

Le COMETS est une instance de réflexion ; ce n’est ni un comité opérationnel d’éthique chargé de donner une accréditation à des projets, ni une instance de déontologie traitant des infractions aux règles d’intégrité scientifique. Il ne statue pas sur des cas particuliers, qu’il s’agisse de projets scientifiques ou d’infractions à la déontologie des chercheurs.

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