SENECA, un ERC sur des nanoparticules 2D qui changent de forme

International Distinctions Nanosciences

Afin d’explorer l’instabilité mécanique de nanoparticules 2D, Benjamin Abécassis du Laboratoire de Chimie de l’ENS de Lyon (LCH, CNRS/ENS Lyon/Université Lyon 1) a obtenu une bourse ERC Consolidator. Son projet SENECA vise à contrôler l’orientation de la lumière aux échelles nanométriques.

À l’interface entre la physique et la chimie, Benjamin Abécassis est chargé de recherche au Laboratoire de Chimie de l’ENS de Lyon (LCH, CNRS/ENS Lyon/Université Lyon 1). Il y étudie en particulier les interactions avec la lumière de nanoparticules 2D, en forme de plaques. Son projet SENECA[1] vient d’obtenir une bourse ERC Consolidator, afin d’examiner l’instabilité mécanique de ces nanoparticules.

Ce phénomène s’illustre à travers deux exemples courants : les bracelets réfléchissants pour cyclistes qui se clipsent autour des chevilles, ainsi que les rubans qui se torsadent lorsqu’ils passent contre la lame d’un ciseau. Le projet de Benjamin Abécassis vise à utiliser ce phénomène pour concevoir des structures nanométriques torsadées, qu’il n’est pas possible d’obtenir aujourd’hui.

Selon le sens d’enroulement d’une même nanoparticule 2D, on obtient deux formes miroirs qui ne se superposent pas : on parle de chiralité. Ce cas de figure est extrêmement complexe à obtenir à l’échelle nanométrique. Benjamin Abécassis utilise des nanoparticules 2D luminescentes pour obtenir des propriétés optiques différentes en fonction du sens d’enroulement de la particule, à des échelles où la lumière est justement difficile à contrôler.

 « L’ERC est une superbe opportunité de me concentrer pendant cinq ans, avec des moyens conséquents, sur un sujet qui me tient à cœur », se réjouit Benjamin Abécassis. Il compte en profiter pour tester les propriétés d’une grande variété de nanoparticules 2D.

[1] Shape-shifting ultrathin 2D colloidal nanoplatelets.

 

Contact

Stéphanie Younès
Responsable Communication - Institut de chimie du CNRS