Recrutement de 6 postes de Chaires de professeur junior par CNRS Chimie

Institutionnel

CNRS Chimie recrute des chercheurs et chercheuses sur 6 Chaires de professeur junior (CPJ), sous réserve de validation finale du Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace. L'ouverture des candidatures se fera sous peu.

Dès l’entrée au CNRS, ce contrat offre un environnement financier dédié et comprend des activités d’enseignement dans un établissement d’enseignement supérieur. Ces postes sont proposés en contrat à durée déterminée (CDD) de droit public d’une durée de 3 à 6 ans. Après évaluation de la valeur scientifique et de l’aptitude professionnelle par une commission de titularisation, il permettra d’accéder à un emploi de titulaire dans le corps des Directeurs de Recherche du CNRS.

Résumés des projets scientifiques et des laboratoires d’accueil des CPJ

Il est vivement recommandé de prendre contact avec le laboratoire d’accueil pressenti dès la parution de l’appel à candidatures.

Nouvelles méthodologies et applications en biocatalyse pour une chimie durable (BIOCATALYSE)

Le CNRS ouvre la Chaire de Professeur(e) Junior BIOCATALYSE pour recruter dans l’un des quatre laboratoires suivants : l’Institut des Sciences Moléculaires de Marseille (iSm2) à Marseille, l’Institut de Chimie de Clermont-Ferrand (ICCF), le Département de Chimie Moléculaire (DCM) à Grenoble, et l’Institut de Chimie et Biochimie Moléculaires et Supramoléculaires (ICBMS) à Lyon. Le projet de recherche devra convaincre par son originalité et sa capacité à faire progresser l’état de l’art et vise à développer de nouvelles méthodologies en biocatalyse pour répondre aux défis de la chimie durable : 

  • La découverte et l’ingénierie de nouvelles enzymes artificielles pour des applications en synthèse organique et en biotransformation. 
  • L’optimisation de procédés biocatalytiques, notamment par l’immobilisation d’enzymes et la mise en œuvre de cascades (photo)chemo-enzymatiques ou à travers la chimie aux interfaces ou en en flux. 
  • Le développement de biocatalyseurs pour la valorisation de la biomasse et la production de molécules à haute valeur ajoutée, le traitement de polluants... 

Nouvelles méthodologies et applications en chimie bioorthogonale et chémobiologie (BIOORTHO)

Le CNRS ouvre la Chaire de Professeur(e) Junior BIOORTHO pour recruter dans l’un des quatre laboratoires suivants : le Laboratoratoire de Chémo-Biologie Synthétique & Thérapeutique (CBST) à Strasbourg, le Laboratoire de Chimie Et Interdisciplinarité : Synthèse, Analyse, Modélisation (CEISAM) à Nantes, le Laboratoire de Biomolécules : conception, isolement, synthèse (BioCIS) à Paris-Saclay et l’Institut de Chimie des Substances Naturelles (ICSN) à Gif-sur-Yvette. Le projet de recherche devra convaincre par son originalité et sa capacité à faire progresser l’état de l’art et vise à développer de nouvelles méthodologies en chimie bioorthogonale pour des applications en imagerie in vivo, thérapie ciblée et diagnostic. Les réactions bioorthogonales, sélectives et biocompatibles, permettent de marquer, modifier ou activer des biomolécules dans des milieux complexes, sans perturber les processus biologiques naturels. Les travaux porteront sur : 

  • La conception de nouvelles réactions bioorthogonales, pour le marquage de biomolécules et l’étude de mécanismes moléculaires et/ou de processus cellulaires.
  •  Le développement de sondes, de bioconjugués et de nouvelles méthodes d’ingénierie moléculaire pour l’imagerie médicale, ainsi que le diagnostic à l’échelle tissulaire ou cellulaire, et le ciblage thérapeutique (anticorps-médicaments, nanovecteurs). 
  • L’application de ces outils à des enjeux de santé majeurs (cancer, maladies infectieuses, neurodégénérescence, douleur, thérapie génique).

Dynamique de l’eau dans les solides poreux (DYNOSOP)

Le CNRS ouvre la Chaire de Professeur(e) Junior DYNOSOP (à l’interface de CNRS Chimie et CNRS Terre et Univers) pour recruter dans l’un des laboratoires suivants : IC2MP (Poitiers), METIS (Paris) et Géosciences Rennes/ISCR (Rennes).

À l’interface entre chimie et sciences de l’environnement, ce projet vise à lever des verrous majeurs liés au couplage entre propriétés interfaciales guidant les transferts à l’échelle nanométrique et dynamiques de transport à l’échelle des milieux naturels. Une attention particulière sera portée aux mécanismes fondamentaux d’interaction phase aqueuse-interface solide (adsorption, structuration, réactivité), tout en intégrant explicitement la variabilité des systèmes réels (sols, sédiments, roches altérées). Dans ce contexte, le projet pourrait intégrer l’étude de contaminants émergents ou persistants (nanoplastiques), transportés par les flux hydriques dans les sols avec pour ambition de comprendre, sur des bases physico-chimiques, leur genèse, spéciation, mobilité, stabilité colloïdale, interactions avec les interfaces minérales et organiques, ainsi que leur devenir dans des environnements hétérogènes et dynamiques.

Chimie biologique appliquée à l’éco-/biocatalyse et environnement (ECOBIOCAT)

Le CNRS ouvre la Chaire de Professeur(e) Junior ECOBIOCAT (à l’interface de CNRS Chimie et CNRS Écologie et Environnement pour recruter dans l’un des quatre laboratoires suivants : le Laboratoire Molécules de Communication et Adaptation des Microorganismes (MCAM) à Paris, le Laboratoire de Chimie Bio-Inspirée et Innovations Ecologiques (ChimEco) à Montpellier, le Laboratoire de Chimie et Biologie des Métaux (LCBM) à Grenoble, et l’Institut des sciences analytiques et de physico-chimie pour l'environnement et les matériaux (IPREM) à Pau. Le projet de recherche devra convaincre par son originalité et sa capacité à faire progresser l’état de l’art. La chaire explorera la biodiversité (végétale, animale, fongique, microbienne) et ses capacités (bio)synthétiques pour une chimie performante et circulaire. L’enjeu est d’identifier des molécules et leurs voies de biosynthèse, issues de symbiotes ou d’adaptations à des stress, afin de développer des outils innovants pour la synthèse, la dépollution et des applications industrielles. 

Comprendre ces mécanismes permet de revisiter la biologie synthétique et la chimie bio-inspirée, pour proposer des solutions naturelles ou inspirées du vivant, intégrant conservation de la biodiversité, restauration des écosystèmes et gestion des ressources rares.

RMN du solide des Matériaux (SOMAT)

Le CNRS ouvre la Chaire de Professeur(e) Junior SOMAT pour recruter dans l’un des quatre laboratoires suivants: le laboratoire Conditions Extrêmes et Matériaux : Haute température et Irradiation (CEMHTI) à Orleans, le Laboratoire de Chimie de la Matière Condensée de Paris (LCMCP) à Paris, l’Unité de Catalyse et de Chimie du Solide (UCCS) à Lille et le Centre de RMN à Très Hauts Champs de Lyon (CRMN) à Lyon. Bien que thématiquement ouvert, les candidates et les candidats devront proposer un projet de recherche en adéquation avec les priorités de l’un des quatre laboratoires d’accueil. Le projet de recherche devra convaincre par son originalité et sa capacité à répondre aux enjeux de la RMN du solide pour caractériser des matériaux innovants (batteries, catalyseurs, polymères, etc.), clés pour la transition énergétique et l’industrie durable. Les approches développées pourront s’appuyer sur l’amélioration de la résolution et de la sensibilité pour les noyaux peu sensibles (¹⁴N, ¹⁷O, ⁴⁷Ti, etc.) et les matériaux désordonnés/paramagnétiques, en intégrant potentiellement des hauts champs, des nouvelles sondes, des techniques de polarisation, de la RMN operando/in situ, élargissant ainsi l’accès aux plateformes avancées, et stimulant l’innovation académique et industrielle.

Transient intermediates. Time-resolved chemistry  (TITIREC)

Le CNRS ouvre la Chaire de Professeur(e) Junior TITIREC pour recruter dans l’un des laboratoires suivants : Institut de Chimie Physique (ICP), Saclay ; Laboratoire de Spectroscopie pour les Interactions, la Réactivité et l’Environnement (LASIRE), Lille ; Laboratoire de Chimie Physique - Matière et Rayonnement (LCPMR), Paris ; Photophysique et Photochimie Supramoléculaires et Macromoléculaires (PPSM), Saclay.

Les espèces transitoires (radicaux, ions, états excités, oxygène singulet) jouent un rôle clé dans de nombreux processus chimiques ou biologiques tels que la photochimie atmosphérique, la conversion d’énergie, la photocatalyse, ou encore la dégradation de polluants. Leur durée de vie extrêmement courte (de la fs à la ns) rend leur étude particulièrement exigeante, nécessitant des techniques de spectroscopie résolue en temps et des approches théoriques avancées. Les objectifs sont de caractériser la dynamique des espèces transitoires dans des systèmes modèles et des milieux complexes ; de comprendre les mécanismes réactionnels sous-jacents à la formation et disparition de ces espèces, en combinant spectroscopie ultrarapide et modélisation théorique. Ces recherches pourront concerner par exemple la photocatalyse pour la production d’énergie propre, la dégradation de polluants émergents (PFAS, médicaments), la conception de matériaux photoactifs pour l’optoélectronique ou la biophotonique.