CNRS Chimie est présent au Village de la Chimie

Institutionnel

Comme chaque année, CNRS Chimie participe au Village de la Chimie, les 1er et 2 mars 2024 à Paris Montreuil Expo. Au programme de cette 21e édition placée sous le signe des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, des échanges autour des métiers de la recherche en chimie, des ateliers et une conférence sur la chimie et le sport.

Le Village de la Chimie, une manifestation tournée vers les scolaires et le grand public qui rassemble les acteurs académiques et industriels du monde de la chimie, vise à présenter le panel des métiers du domaine en vue de l'orientation professionnelle.

Cette année encore, CNRS Chimie répond présent pour parler des métiers de la chimie et de l’accompagnement à la recherche. Des animations scientifiques sont également proposées par nos laboratoires.

Une médaille d’or pour jeunes chimistes

À travers un voyage au cœur de la matière, découvrez le travail du chimiste : la synthèse, la purification et la caractérisation des produits mais aussi leurs propriétés. 

Certes, tout ce qui brille n’est pas or ! De fait, peut-on transformer une médaille de bronze en argent et une médaille d’argent en or ? Peut-on reproduire l’aspect de l’or sans métal ? 

L’occasion de jouer avec la classification périodique, du laiton et de l’encre magique ! 

Expérience grand public menée par Valérie MARVAUD.

Le parcours de Valérie MARVAUD

Valérie MARVAUD est directrice de recherche au CNRS à l’Institut parisien de chimie moléculaire (IPCM – CNRS / Sorbonne Université). Son expertise de recherche regroupe des thématiques diverses : les molécules à haut spin et les molécules-aimants, le photo-magnétisme, les matériaux multifonctionnels, la photosynthèse artificielle, la chimie supramoléculaire et les dendrimères magnétiques… 

Après un DEUG A (Maths Physique Chimie) à l’Université d’Orsay, Paris 11, Valérie Marvaud obtient le diplôme de Magistère de Chimie à l'Ecole Normale Supérieure (Paris). Elle effectue son doctorat en chimie inorganique à l'Université Pierre et Marie Curie (Paris 6) en 1991 sous la direction du Pr Jean-Pierre Launay (LCMT Paris et CEMES, Toulouse), travaillant sur l'électronique moléculaire. Sa carrière scientifique s’est poursuivie par des séjours postdoctoraux au Commissariat à l'Energie Atomique (CEA, Saclay) et à l'Université de Cambridge (Royaume-Uni) dans l’équipe du Professeur Jeremy Sanders travaillant sur la chimie supramoléculaire. En 1993, elle devient chargée de recherche CNRS à l'Université de Bordeaux où elle séjourne trois ans dans le groupe du Professeur Didier Astruc travaillant sur les dendrimères et la chimie organométallique. Elle rejoint ensuite le professeur Michel Verdaguer à Paris et elle est aujourd'hui une scientifique reconnue dans le domaine du magnétisme moléculaire.

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Glucose or not glucose ?

Lors d’un effort physique intense, comme par exemple un marathon, nous pouvons ressentir une légère fatigue due à la sollicitation importante de nos muscles et de notre système respiratoire. Pour recharger nos batteries, nous avons besoin d’une molécule nommée ATP qui peut être produite dans notre organisme à partir du glucose. Pendant la course, vaut-il alors mieux manger une pomme ou bien des chips ? Une expérience simple de détection du glucose à la liqueur de Fehling va pouvoir nous aider à répondre à cette question. Grâce à cette expérience, les thèmes et concepts tels que les réactions chimiques, la conception d’une expérience et le raisonnement scientifique seront abordés.

Expérience grand public menée par Alexandre PRADAL.

Le parcours d'Alexandre PRADAL

Alexandre Pradal est chargé de recherche au CNRS à l’Institut parisien de chimie moléculaire (IPCM – CNRS / Sorbonne Université). Ses activités de recherche se concentrent sur le développement de nouvelles réactions plus respectueuses de l’environnement permettant de synthétiser des molécules organiques.

Après un baccalauréat scientifique et Abitur (double délivrance du baccalauréat franco-allemand), Alexandre Pradal prépare les concours d’entrée en école d’ingénieur chimiste pour intégrer l’École supérieure de chimie organique et minérale (ESCOM) et obtient en parallèle une licence de chimie à l’Université de Cergy-Pontoise. Lors de sa dernière année à l’ESCOM, il choisit la spécialité « Recherche et développement en chimie fine » en partenariat avec l’Université de Picardie Jules Verne d’Amiens. En parallèle de son diplôme d’ingénieur chimiste, il décroche un Master en chimie organique des substances naturelles. Après trois stages dans des laboratoires académiques et industriels et l’obtention de son diplôme d’ingénieur et de Master, il soutient une thèse de doctorat au laboratoire Charles Friedel à Chimie ParisTech (PSL) sur le développement de transformations avec des sels d’or et de platine et des dérivés de l’iode. Thèse suivie de trois stages postdoctoraux à l’Université Libre de Bruxelles, à l’Université de Nottingham, à Normandie Université avant de réussir le concours chercheur au CNRS.

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La diffraction pour voir au cœur des cristaux

Les cristaux sont partout autour de nous : sous nos pieds, dans nos habitats, nos assiettes... Le cristal le plus connu de notre quotidien ? Le sucre bien sûr ! Mais comment cette molécule, source d'énergie indispensable à toute activité physique et sportive, est-elle organisée sous sa forme cristallisée ? La diffraction des rayons X nous permettra de répondre à cette question ! Quelles informations obtient-on ? À quoi sert cette technique pour un chercheur ?

Expérience grand public menée par Lise-Marie CHAMOREAU et Jérémy FORTÉ

Le parcours de Jérémy FORTÉ

Jérémy FORTÉ est assistant ingénieur au CNRS, où il apporte son expertise de diffraction X (DRX) sur monocristaux à l'Institut parisien de chimie moléculaire (IPCM – CNRS / Sorbonne Université). Pleinement épanoui dans ses activités d'appui à la recherche, il est régulièrement impliqué dans divers projets scientifiques et œuvre à la formation de stagiaires et doctorants sur la technique DRX. Il mène par ailleurs des actions de vulgarisation scientifique auprès du public.

Sa Licence professionnelle industries chimiques et pharmaceutiques avec mention obtenue, il commence à travailler dans le domaine de la chimie via différentes expériences dans les secteurs privé (œnologie, analyses BTP) comme public (INRA, aujourd’hui INRAE). Cette dernière expérience au contact de la recherche est une révélation et le pousse à devenir un soutien technique à la recherche. Ainsi, en 2012, il devient technicien chimiste ITRF par voie de concours externe et travaille pendant 5 ans à l'Université Paris Sud dans un laboratoire de recherche en chimie (ICMMO), sur un poste dédié à la diffraction des rayons X (DRX) sur couches minces. En 2017, un concours lui permet d’évoluer en tant qu’assistant ingénieur au CNRS, organisme qu’il souhaitait rejoindre à tout prix.

Le parcours de Lise-Marie CHAMOREAU

Lise-Marie CHAMOREAU est ingénieure de recherche (IPCM – CNRS / Sorbonne Université). Spécialiste de cette méthode d’analyse de diffraction X, elle l’applique chaque jour pour caractériser les nouvelles molécules synthétisées par ses collègues du laboratoire et tenter de comprendre comment de petites variations à l’échelle atomique peuvent avoir une grande influence sur les propriétés catalytiques, magnétiques, lumineuses… Une vraie petite enquête pour chaque nouvel échantillon.

Elle est diplômée d’une école d’ingénieur en chimie avec une spécialisation en matériaux.

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La Résonance Magnétique Nucléaire au service du Sport

Qu'est-ce que le sport ? Est-il caractérisé par la contraction et le relâchement des muscles ? Une fréquence cardiaque rapide ? La performance ? Et s’il ne s’agissait que de l’utilisation des bonnes molécules par notre organisme ? Comment peut-on caractériser ces molécules d’une manière non destructive ? Et si tout n’était qu’une histoire de magnétisme ! Venez découvrir comment la RMN (Résonance Magnétique Nucléaire) nous permet de sonder la matière et notamment les molécules qui stimulent nos capacités physiques.

Expérience grand public menée par Régina MARUCHENKO.

Le parcours de Régina MARUCHENKO

Régina Maruchenko est ingénieure d'étude en RMN (Résonance Magnétique Nucléaire) au sein de l'Institut parisien de chimie moléculaire (IPCM – CNRS / Sorbonne Université).

Titularisée ingénieure d'étude en décembre 2021, Régina Maruchenko débute son parcours par une licence biomédicale avec une spécialisation en chimie. Elle suit ensuite un master en chimie analytique à l'Université de Paris Cité. Travaillant également au sein de la plateforme RMN Sorbonne Université qui regroupe 9 spectromètres RMN dédiés à la recherche, elle est amenée à participer à divers projets autour de thématiques variées. Elle accompagne les équipes dans leurs travaux en mettant en place des expériences adaptées à leurs problématiques. Elle participe par exemple à l’analyse et à la caractérisation de mécanismes réactionnels, de biomolécules, de polymères ou d’assemblages supramoléculaires.

L’une de ses thématiques actuelles est la mise en place d’une expérience RMN dite d’imagerie permettant d’analyser rapidement un gradient de pH établi dans un échantillon.

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Des matériaux de pointe pour les sportifs

Dans la grande famille des matériaux, les polymères occupent une place très importante.

Les chercheurs tentent de développer des « plastiques » naturels et donc durables pour les installations sportives ou les vêtements.

Dans cette animation, avec un modèle de slime ou de Nylon que vous aurez fabriqué, vous comprendrez que les polymères sont partout, et qu'ils sont plus complexes et utiles que vous ne l'imaginez. 

Une expérience grand public menée par Lydia SOSA-VARGAS, Simon PEYRAS et Éloé DUBUS

Le parcours de Lydia SOSA-VARGAS

Lydia SOSA-VARGAS est chargée de recherche à l'Institut parisien de chimie moléculaire (IPCM – CNRS / Sorbonne Université) depuis 2017. Ceinture marron de karaté et de taekwondo, Lydia est consciente de l'importance de développer des matériaux de pointe pour les équipements sportifs.

Ses recherches portent sur le design moléculaire et la synthèse de matériaux pi-conjugués pour des applications dans les dispositifs électroniques et photoniques organiques, tels que les OLED, les cellules solaires, et les lasers organiques.

Originaire du Mexique, Lydia Sosa-Vargas obtient son doctorat à l'Université d'East Anglia au Royaume-Uni. Après un peu plus de 2 ans du postdoctorat au Japon, elle rejoint l'Institut parisien de chimie moléculaire dans l’équipe de chimie des polymères à Sorbonne Université.

Le parcours de Simon PEYRAS

Simon Peyras est doctorant au CNRS à l'Institut parisien de chimie moléculaire (Sorbonne Université, Paris). Après une licence de chimie obtenue à l'Université de Pau et des pays de l'Adour (Pyrénées Atlantique, France), il s'oriente vers le master nanosciences, nanotechnologies de l'Université Grenoble Alpes (Grenoble, France), et termine son diplôme de master en parcours chimie moléculaire à Sorbonne Université (Paris 5e, France).

Sa thèse porte sur la synthèse, la caractérisation et les applications de molécules organiques aromatiques autoassemblées à des fins photovoltaïques.

Le parcours d’Éloé DUBUS

Éloé DUBUS est doctorante au CNRS au laboratoire Photophysique et photochimie supramoléculaires et macromoléculaires (PPSM – CNRS / ENS Paris-Saclay / Université Paris-Saclay). Dans le cadre de sa thèse, elle travaille maintenant sur des molécules photochromes à introduire sur du textile. Un sujet qui s’inscrit dans les thématiques scientifiques couvertes par le Programme et équipements prioritaires de recherche (PEPR) LUMA sur les interactions lumière-matière.

Après 2 ans en classes préparatoires aux grandes écoles au lycée Descartes à Tours, et 1 an de licence double diplôme de physique-chimie moléculaire à l’Université de Paris-Saclay, elle s’oriente vers un master de chimie et termine celui-ci en réussissant le concours de l’agrégation de physique-chimie option chimie à l’ENS Paris-Saclay.

Les stages qu’elle a effectués portent sur des sujets divers qui vont de l’étude d’un nouvel électrolyte aqueux (PCM2E, Tours, France) sous la direction du Dr. Bénédicte Montigny à l’analyse de réactions radicalaires dans l’atmosphère (KTH, Stockholm, Suède) sous la direction du Pr Barbara Nozière.

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Une médaille d’or pour les Minimoys

Des Minimoys à Antman, le monde du tout petit est fascinant ! Ici, nous vous proposons de découvrir ce qui se passe quand on dimensionne des matériaux à des échelles plus petites que tout ce que l'on peut imaginer. Pourquoi une médaille d'or minuscule serait rose ? De quelle couleur serait un miroir d'argent réduit à l'état de poussières minuscules ? Pourquoi le ciel est-il bleu et les nuages blancs ? Comment une particule un million de fois plus petite qu'une tête d'épingle peut-elle émettre une intensité comparable à celle d'une ampoule ? Un voyage plein de couleurs... dont le sport profite aussi !

Expérience grand public menée par Charles VERNIER et Henri LEHOUELLER

Le parcours de Charles VERNIER

Charles VERNIER est doctorant au laboratoire MONARIS (CNRS / Sorbonne Université).

Sa thèse porte sur les nanoparticules métalliques : des particules d'or ou d'argent 1000 fois plus petites que le diamètre d'un cheveu, de formes variées. Il s'intéresse aux propriétés acoustiques de ces nano-objets.

Avant sa thèse, Charles Vernier a mené des études de chimie à l'École normale supérieure de Paris-Saclay. Agrégé de physique-chimie option chimie, il a aussi suivi un master de chimie-physique à Sorbonne Université. Sa thèse porte sur les nanoparticules métalliques : des particules d'or ou d'argent 1000 fois plus petites que le diamètre d'un cheveu, de formes variées. Plus spécifiquement, cette thèse s'intéresse aux propriétés acoustiques de ces nano-objets. Comment la taille, la forme et la structure cristalline des nanoparticules métalliques influent-elles leurs vibrations ? Charles essaie d'y répondre en mesurant des spectres vibrationnels de ces nano-objets par diffusion inélastique de la lumière. 

Le parcours de Henri LEHOUELLER

Henri LEHOUELLER est doctorant au Laboratoire de physique et d’étude des matériaux (LPEM - ESPCI Paris / CNRS – PSL). Sa thèse porte sur l’étude de nanocristaux de semiconducteurs, communément appelés « Quantum Dots ». Les particules étudiées ont une forme de petites plaquettes dont l’objectif est de contrôler l'enroulement par voie chimique, afin de voir émerger de nouvelles propriétés optiques asymétriques.

Henri Lehoueller intègre l’École supérieure de physique et de chimie industrielles de Paris en 2019 après une classe préparatoire en mathématiques et physique. Il a débuté son doctorat en 2022, en parallèle du master SMNO de Sorbonne Université. Sa thèse porte sur l’étude de nanocristaux de semiconducteurs, communément appelés « Quantum Dots ». Les particules étudiées ont une forme de petites plaquettes, dont l’objectif est de contrôler l'enroulement par voie chimique, afin de voir émerger de nouvelles propriétés optiques asymétriques.

© Cyril FRESILLON/ILM/CNRS Images

Ces athlétiques chimistes qui contribuent à repousser les limites des sportifs

En cette année olympique et paralympique, le CNRS vous propose un coup de projecteur sur quelques exemples de recherches en chimie susceptibles de booster les performances des athlètes. Un voyage au cœur de la matière qui vous emmènera du développement de matériaux de pointe toujours plus performants aux mécanismes biochimiques à l’œuvre dans la pratique sportive, sans oublier le cycle de vie de nos baskets et autres assemblages composites.

Conférence par Anne-Valérie RUZETTE, le vendredi 1er mars à 12h00

Le parcours d'Anne-Valérie RUZETTE

Anne-Valérie RUZETTE est chargée de recherche et experte scientifique pour la communication à CNRS Chimie.

Anne-Valérie Ruzette obtient son PhD au MIT en 2000 et rejoint ensuite le laboratoire Matière molle et chimie (à présent Chimie moléculaire, macromoléculaire, matériaux) à l’ESPCI, d’abord pour un stage postdoctoral d’un an, puis comme chargée de recherche au CNRS. Spécialiste de la physico-chimie des polymères, elle y mène des recherches sur les matériaux plastiques nanostructurés. En 2020, elle rejoint CNRS Chimie pour se dédier entièrement à la vulgarisation scientifique pour la diffusion des savoirs et le rayonnement de la recherche en chimie.

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Échanges autour des métiers de la recherche en chimie

Sur le stand institutionnel CNRS (en présentiel), retrouvez les scientifiques qui animent les ateliers manips mais aussi :

Pascal BREUILLES, directeur de recherche, directeur adjoint scientifique - Partenariats industriels et internationaux - CNRS Chimie

Christophe CARTIER DIT MOULIN, directeur de recherche, délégué scientifique pour la communication - CNRS Chimie

Anne-Valerie RUZETTE, chargée de recherche, experte scientifique pour la communication  - CNRS Chimie

Le pôle communication :

Kamala AHMADOVA - assistante communication - CNRS Chimie

Apolline BOTTIN - chargée de communication pour les PEPR LUMA et DIADEM - CNRS Chimie

Clément DUPUIS - chargé de communication - CNRS Chimie

Stéphanie YOUNÈS - responsable de la communication -  CNRS Chimie

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